Le 29 Septembre 2022 - Au sud de la Calabre.

Écrit par Emmanuel -
La météo représente plusieurs heures par jour de réflexions, tergiversations, digressions, discussions et autres options en tout genre.
Contrairement à ce que laisse penser l'expression «faire un point météo», on ne "fait" pas la météo. On lit, on scrute, on épluche et tente d'analyser différents fichiers 'gribs'* qui ne sont que le résultat de modèles mathématiques de prévisions. Parfois les modèles sont d'accords entre eux, c'est bon signe. Et les choix peuvent être faciles (encore que, ça se discute). Souvent les fichiers divergent que ce soit sur la force du vent et ou sa direction... Dans tous les cas il faut composer avec la lecture que l'on en fait, avec ce que l'on croit pouvoir en déduire, la situation où nous nous trouvons (faut il avancer ou se poser dans un port pour l'avitaillement par exemple) et l'état de forme de l'équipage. Sans parler de ses envies. Une alchimie complexe dont nous sommes loin,  très loin, d'avoir toutes les clefs.

Le plus drôle (non) étant que les modèles mathématiques fournissent de nouveaux fichiers toutes les 6 heures. Tout est alors à refaire…ou pas.
Et comme souvent, la réalité constatée est bien différente de tous les scénarios imaginés.
C'est compliqué, c'est incertain, c'est inconfortable.

Tout ceci sans compter sur les aléas techniques que sont les connexions internet défaillantes, les bulletins pas mis à jour ou simplement non disponible, l'écran du PC qui refuse de s'allumer,...

Bon, je vous laisse, il fait que je fasse la météo.

* les fichiers grib s'utilisent avec des outils comme le fameux xygrib ou directement dans le logiciel de navigation opencpn

Un fichier grib, modèle 'Arpege' parmi ...


Windy permet de comparer quelques modèles météos et ils ne sont pas vraiment d'accord pour la journée du mercredi. Par contre il y a consensus sur le coup de vent de mardi ;)

Le 28 Septembre 2022 - Détroit de Messine

Écrit par Emmanuel -

Il est 4:30 du matin et il faut déjà appareiller, quitter le mouillage abrité pour pouvoir embouquer l'étroit détroit de Messine à une heure favorable pour les courants. C'est l'occasion de se retrouver en train de prendre un ris en urgence dans le noir et sous des trombes d'eau. La mer est forte... la journée commence fort.

Heureusement tout s'est très vite calmé et nous passerons le dit Detroit sous le soleil et un tout petit vent, mer plate une fois protégés de la houle par la Sicile.

Mouillage en ville (Milazzo)



Détroit de Messine


Le 25 Septembre 2022 - Ila Volcano

Écrit par Emmanuel -
Ici les pierres flottent, l’eau bouillonne devant la plage et ça pu l’œuf pourri : C’est joli mais pas très romantique de mouiller sous un volcan (Ila Volcano). Par contre c’est magnifique. Sophie s’est baignée dans une eau limpide (une fois de plus) avant que celle-ci ne devienne laiteuse… Je décide d’attendre d’autres lieux pour me baigner. Pas fou.
Tout cela n’empêche pas les mouillages d’être blindés de monde, même fin septembre. Du coup les gens du coin te proposent de prendre une bouée pour la modique somme de 60 € la nuit… il est tard, le vent se lève, plus trop le choix.


Les fumées de soufre sont visibles à l'oeil nu... et au nez ;-)

Le 24 Septembre 2022 - La montagne qui fume

Écrit par Emmanuel -
La côte nord sicilienne n'offre que peu de mouillages protégés de la houle de Nord. Tant qu'à ne pas dormir, ou mal, nous profitons de la nuit pour avancer vers l'Est. Au petit matin, nous sommes entre les îles Éoliennes et l'Etna.

Et le levé du jour sur une montagne qui fume, l'Etna, c'est joli, impressionnant. Une bien belle façon de commencer la journée.
L'Etna et son panache de fumée au levé du jour depuis la mer
Panache de fumée de l'Etna éclairé par le soleil

Cap d’Orlando. La faculté des hommes d’églises à s’octroyer de belles places m’étonne toujours. Le phare, pour la sécurité des marins, se contente de la portion congrue.
Pic rocheux surplombant la mer et surmonté d'un édifice religieux. Le phare, lui, est niché au bas du dit pic.

Le 20 Septembre 2022 - Interactions sociales

Écrit par Emmanuel -
Vivre 24 heures sur 24 sur son bateau tout en changeant de mouillage ou de port tout le temps ne permet pas de croiser du monde. Du moins, ceux que l’on croise ne sont que croisés. Pas ou peu d’échanges. Surtout avec la barrière de la langue. Depuis 2 mois que nous sommes partis, nous ne parlons qu’entre nous. Exceptions faites de rares échanges commerciaux dans les quelques ports où nous avons fait escale. C’est bien peu. Heureusement qu’entre nous cela fonctionne aux petits oignons.

Mais les interactions sociales nous manquent. Pour ne pas dire que nos amis nous manquent.


Murs peints dans un village sicilien.

Forêt d'Eucalyptus
Arbre plié par l'effort

Vu de haut, les mouillages rouleurs sont faciles à detecter ;-)
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